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Le crowdfunding, une vieille idée neuve

 

Quel est le point commun entre Mozart, Barack Obama et le chanteur français Grégoire  ? Tous ont fait appel au financement participatif, en anglais “crowdfunding”, pour mener à bien leur projet politique ou artistique. Le terme fait le buzz aujourd’hui, mais le concept n’est pas nouveau.

 

Aux origines du crowdfunding

Le financement participatif a revêtu de nombreuses formes à travers les époques, et il est aujourd’hui impossible de dire avec précision quel en est l’événement fondateur.

Donner à des oeuvres de charité ou lors d’une quête à l’église sont similaires au crowdfunding car, dans un cas comme dans l’autre, une masse d’individus apportent leur contribution financière à une institution.

Le premier à avoir utilisé le financement participatif pour son propre compte a sans doute été Alexander Pope. En 1713, ce poète britannique lance une souscription publique pour traduire un poème grec en anglais.

Quelques années plus tard, en 1783, Mozart l’imite. Le compositeur souhaitait jouer trois de ces nouvelles oeuvres dans une salle de concert à Vienne. À l’époque, il propose au public de le soutenir financièrement en échange de livres de partitions. Sa première tentative échoue. Mais un an plus tard, 176 personnes l’aident à donner vie à son projet.

La Statue de la Liberté a également été construite, en partie, grâce au financement participatif. De généreux mécènes ont réglé la facture de l’oeuvre en bronze, mais le socle a été financé par 160 000 donateurs. Joseph Pulitzer, fondateur du célèbre prix Pulitzer et de The New York World, avait, en 1885, lancé un appel dans les pages de son journal, appel qui a généré plus de 100 000 dollars de dons en 5 mois.

Plus récemment, l’ancien président des États-Unis Barack Obama a financé ses campagnes électorales de 2008 et 2012 et récolté des millions de dollars grâce au crowdfunding.

 

Le crowdfunding moderne

Les outils numériques ont décuplé le pouvoir du financement participatif. Les années 2000 sont un véritable tournant.

La première plateforme de crowdfunding moderne, c’est à dire online, est lancée en 2003 par l’américain Brian Camelio : ArtistShare permet aux musiciens et compositeurs de musique jazz de récolter des fonds. Un succès ! Le site est toujours actif et 14 projets ont même récolté des Grammy Awards, l’équivalent des oscars pour la musique. Suivent ensuite les célèbres IndieGoGo et Kickstarter en 2008 et 2009.

En France, My Major Company, qui a permis, entre autre, au chanteur Grégoire de se faire connaître, est lancée en 2007. Kiss Kiss Bank Bank et Ulule naissent en 2010.

 

Les différents types de crowdfunding

Le financement participatif revêt aujourd’hui de multiples formes : toutes les plateformes mettent en relation un porteur de projet et des investisseurs, mais chacune à sa philosophie propre.

– Le crowdfunding caritatif permet aux associations et aux particuliers de récolter des dons.

– Le financement sans contreparties financières ou “reward-based crowdfunding” permet aussi de récolter des dons, mais le porteur de projet s’engage à donner une contrepartie aux donateurs, un service ou un produit. L’immense majorité des plateformes fonctionnent sur ce système., les porteurs de projets sont là encore des associations, des ONG ou des particuliers.

– Le crowdfunding en actions, ou “equity-based crowdfunding” , permet aux investisseurs d’acheter des parts d’une entreprise, puis de toucher des dividendes ou une plus-value lors de leur revente.

– Le prêt participatif ou crowdlending, est surtout utilisé par les PME. Il s’agit d’une forme de crédit, cependant l’investisseur n’est pas une banque mais des particuliers. En France il est possible d’investir 2000 euros maximum par projet à un taux de 7 à 8% sur 3 à 4 ans. Un rendement élevé, certes, mais il s’agit d’un placement risqué, car l’investisseur peut perdre tout ou partie de son capital si l’entreprise fait faillite ou ne rembourse pas son prêt. D’après le site internet www.crowdlending.fr, le taux de défaut s’établit à 7,4% en France.

 

Du crowdfunding au Civic Crowdlending

Enfin, Collecticity a inventé le concept de prêt participatif public, ou “civic crowdlending”, qui permet aux citoyens d’investir dans des infrastructures publiques.  Saint Brieuc Armor Agglomération et Langouët sont deux collectivités pionnières en la matière. En septembre 2016, la première a convaincu 22 investisseurs-citoyens de lui prêter 8 400 euros pour financer l’installation de panneaux solaires sur le toit d’un bâtiment public. En novembre 2016, 38 personnes ont investi un total de 40 000 euros à Langouët en Ille-et-Vilaine, pour amorcer un projet d’écoquartier.

Pour les investisseurs, le civic crowdlending est un produit d’épargne sûr, car les porteurs de projets sont des collectivités qui ne sont pas soumises au régime des faillites. Pour les collectivités, le civic crowdlending représente beaucoup plus qu’un instrument financier. Il fait partie d’une démarche collaborative et permet de rapprocher élus et citoyens autour de projets forts et structurants.

Par ailleurs, Collecticity est une fintech : une plateforme innovante, flexible, simple d’utilisation et efficace, qui permet de désintermédier la finance. Elle est également une civictech, un outil créateur de liens entre décideurs locaux et habitants d’un territoire.

Julien Quistrebert, président et co-fondateur de Collecticity , imagine un avenir proche “où chaque projet public réservera une partie de son financement à une opération de civic crowdlending. Le processus est vertueux” ajoute-t-il car il permet aux habitants de s’impliquer réellement dans un projet local, et il permet aux élus de trouver de nouvelles sources de financement tout en engendrant un dynamique territoriale positive.

 

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